Sunday, March 15, 2009

Nicolas Sarkozy sur l'OTAN : Il faut en finir avec l'illusion qu'en nous mettant la tête dans le sable, nous nous protégeons de quoi que ce soit

La France sait aussi qui sont ses alliés et qui sont ses amis
said Nicolas Sarkozy during a March 11 speech reaffirming his commitment to have France rejoin NATO:
nos amis et nos alliés, c'est d'abord la famille occidentale. Les conditions de l'indépendance, c'est d'abord de savoir où est sa famille.
In spite of that strong beginning, France's president went on to speak of the necessity of a strong Europe (not a strong West nor a strong NATO).
Pour être forte, notre défense doit aussi être indépendante (…). Il nous faut une Europe forte. Construire l'Europe de la défense et de la sécurité est une priorité absolue. L'Europe doit s'affirmer dans le monde, comme elle l'a fait l'été dernier dans la crise géorgienne. (…) Car qu'est-ce qu'une grande puissance économique qui n'aurait pas les capacités militaires de défendre ses intérêts ? Et comment parler d'une voix de l'Europe si celle-ci doit se taire quand les armes parlent ? Les Européens doivent pouvoir agir par eux-mêmes si c'est nécessaire, et avec leurs alliés s'ils le décident.

…En 2009, il s'agit de tirer les conséquences de la construction européenne, de nouvelles menaces et de nouvelles priorités stratégiques. Mais avec le même objectif historique : assurer la sécurité et l'influence de la France, dans le respect de l'indépendance nationale et de notre autonomie stratégique
Nicolas Sarkozy seems to go on to take on France's obstructionism and anti-Americanism by the horns.
L'ambition française pour la défense européenne a longtemps suscité la méfiance en Europe et en Amérique. Aux yeux de beaucoup, la France, en poussant la défense européenne, cherchait à affaiblir le lien transatlantique et l'Alliance. Un antiaméricanisme stérile renforçait trop souvent cette perception.
But he goes on to blame …France's Non to the Lisbon treaty (!?). Later:
Notre éloignement proclamé mais non réalisé avec l'OTAN limite notre indépendance nationale. J'avais dit l'année dernière que ce mouvement vers l'Alliance passait d'abord par une relance de la défense européenne. C'est fait.

…Rappelons-le : nous sommes membres fondateurs de l'Alliance atlantique, née il y a soixante ans exactement. Nous ne l'avons jamais quittée. Elle est et reste un élément central de notre politique de défense et de sécurité, avec un engagement fondamental : celui de l'assistance mutuelle en cas d'agression. Et ce n'est certainement pas les Français qui vont s'inquiéter d'avoir un accord avec les Etats-Unis au cas où nous serions agressés, alors que les Américains sont venus nous sauver deux fois !

…Depuis 1966, la France s'est rapprochée de l'OTAN par étapes, mais le plus souvent sans le dire. … Notre position n'est pas comprise de nos alliés. Notre incapacité à assumer au grand jour notre position dans l'Alliance jette le doute sur nos objectifs. Résultat, nous avons une Alliance qui n'est pas assez européenne et une Europe de la défense qui ne progressait pas comme nous l'espérions.

Nous n'avons aucun poste militaire de responsabilité. Nous n'avons pas notre mot à dire quand les Alliés définissent les objectifs et les moyens militaires pour les opérations auxquelles nous participons ! Formidable ! On envoie des soldats sur le terrain, et on ne participe pas aux comités qui définissent une telle stratégie ! Et tout ceci de notre propre fait, car nous nous excluons nous-mêmes. L'OTAN est la seule organisation internationale du monde où la France ne cherche pas à être présente et influente !

…Naturellement, nous allons conserver notre dissuasion nucléaire indépendante. Et nous conserverons notre liberté d'appréciation sur l'envoi de nos troupes. Et nous ne placerons pas de contingent en permanence sous commandement allié en temps de paix. Ces principes posés par le Livre blanc, je les ai faits miens. Et rien dans l'OTAN d'aujourd'hui ne les contredit.

…Nous voulons une Alliance ouverte aux nations de l'espace euro-atlantique. Mais notre Alliance n'est pas une auberge : y entrer, cela implique de partager nos valeurs, de pouvoir en assumer les responsabilités et de contribuer effectivement à la sécurité des alliés et à la stabilité du continent.

Nous voulons reconstruire une relation de partenariat avec la Russie, si celle-ci le souhaite, et débattre avec elle de la sécurité de notre continent. On ne va pas laisser les Etats-Unis et la Russie discuter tranquillement dans leur coin de la sécurité sur notre continent!
While Frédéric Bozo points out in Le Monde that both Mitterrand and Chirac tried to have France rejoin the Atlantic Alliance (he goes on to — diplomatically — accuse the Americans of treachery ["la non-intégration française dans la structure militaire et dans certains organes politico-militaires a été utilisée par les Américains pour stigmatiser encore davantage la politique française et entretenir le soupçon d'une France congénitalement anti-américaine"]), Nicolas Sarkozy takes on General de Gaulle (and even, perhaps, indirectly, France's African policies), accusing his Gaullist critics (among others, Dominique de Villepin) of speaking "lies" and "shameful lies":
Certains me disent que ce choix serait une trahison du général de Gaulle. Un "alignement sur Washington". Une remise en cause de notre vocation à dialoguer avec la Russie ou les pays du Sud. Ou encore que la France s'engagerait dans une "guerre des civilisations" contre les musulmans. Et même que, si nous avions été dans le commandement intégré, nous aurions été forcés de participer à la guerre contre l'Irak en 2003 ! Mensonges ! Mensonges ! Contrevérités !

Qui peut prétendre savoir ce que ferait aujourd'hui le général de Gaulle ? Et croit-on qu'il aurait fait en 1966 la politique de 1923 ? Oui, nous sommes les alliés des Etats-Unis, mais des amis debout, des alliés indépendants et des partenaires libres. J'assume que dans le monde moderne on doit pouvoir changer des décisions prises il y aura bientôt cinquante ans. Faudrait-il, au nom de l'héritage gaulliste, renoncer au traité de non-prolifération que de Gaulle rejetait ? Ou refuser que nos amis allemands stationnent un régiment en France ? Et ne rien toucher à nos accords de défense avec l'Afrique et y conserver des bases obsolètes ?

Meanwhile, Le Monde's readers react with vehemence to Le Monde's editorial and to Laurent Zecchini's article on the return to NATO (remember, this is from those who call Yanks their "amis américains" — barely one person to point out that "Le geste de Mars ‘66 a été reçu comme une trahison dans les pays occupés par l’ex URSS").
  • La France ne doit pas s'engager dans des guerres qui ne sont pas les siennes!
  • Rentrer dans l'Otan, c'est perdre la 3ème voix de l'Europe, dont les chances de devenir politique sont de plus en plus hypothétique.
  • La France dans l'OTAN... Comment admettre une telle infamie?
  • L'otan reste un repli néo-con
  • L'empire anglo-saxon ferme ses rangs pour diriger la planète!
  • Savez vous que ce sont des MP américains qui vont assurer la sécurité à Strasbourg?
  • Une belle trahison, en fait !
  • un assujettissement aux USA
  • les Etats-Unis auront-ils encore longtemps les moyens de leur leadership ?
  • Nous y gagnons de nous ligoter à une puissance en déclin, qui se fout de ses alliés et dont les intérêts ne sont pas les nôtres(moyen orient).
  • Et alors chers Militaires, ça ne vous fait rien de voir l'Armée française - que vous avez choisi de servir - devenir la branche francophone d'une multinationale de mercenaires du Grand Capital, prenant ses ordres à Washington ?