
Six years after the riots that broke out in France, what is it that brings society together in

France's ghettos, and keeps people glued together in
daily life, asks
Luc Bronner on the front page of
Le Monde. Is it
la République? No — it is the Islamic religion. That is the conclusion of "Banlieue de la République", the
title of the Institut Montaigne's recently-issued investigation.
Voilà un constat qui va déranger. Dans les tours de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil (Seine-Saint-Denis), les deux villes emblématiques de la crise des
banlieues depuis les émeutes de l'automne 2005, la République, ce principe collectif censé organiser la vie sociale, est un concept lointain. Ce qui "fait société" ? L'islam d'abord. Un islam du quotidien, familial, banal le plus souvent, qui fournit repères collectifs, morale individuelle, lien social, là où la République a multiplié les promesses sans les tenir.
… Le sentiment de mise à l'écart a favorisé une "intensification" des pratiques religieuses, constate Gilles Kepel [le politologue qui, accompagné de cinq chercheurs, est retourné dans
les cités populaires de Seine-Saint-Denis pour comprendre la crise des quartiers]. Les indices en sont multiples. Une fréquentation des mosquées beaucoup plus régulière - les deux villes (60 000 habitants au total) comptent une dizaine de mosquées, aux profils extrêmement variés, pouvant accueillir jusqu'à 12 000 fidèles. Une pratique du ramadan presque systématique pour les hommes. Une conception extensible du halal, enfin, qui instaure une frontière morale entre ce qui est interdit et ce qui est autorisé, ligne de fracture valable pour les choix les plus intimes jusqu'à la vie sociale.
… L'islam a aussi et surtout fourni une "compensation" au sentiment d'indignité sociale, politique et économique. C'est la thèse centrale de Gilles Kepel, convaincu que cette "piété exacerbée" est un symptôme de la crise des banlieues, pas sa cause. Comme si l'islam s'était développé en l'absence de la République, plus qu'en opposition.
Comme si les valeurs de l'islam avaient rempli le vide laissé par les valeurs républicaines. Comment croire encore, en effet, en la République ? Plus qu'une recherche sur l'islam, l'étude de Gilles Kepel est une plongée dans les interstices et les failles des politiques publiques en direction des quartiers sensibles... Avec un bilan médiocre : le territoire souffre toujours d'une mise à l'écart durable

The Institut Montaigne issued a declaration called
Pourquoi "Banlieue de la République"? by
Claude Bébéar, Nicolas Baverez, Jacques Bentz, Guy Carcassonne, et al 
while
Luc Bronner and Stéphanie Le Bars ask
Gilles Kepel some questions, all the while TV's Marie-Caroline Missir offers a 34-minute video from the TV show
Impact in which
Gilles Kepel, Xavier Lemoine, and Claude Dilain share their thoughts on how France's ghettos have changed six years after the riots that broke out there. As for
Lucien Oulahbib, he has problems with Gilles Kepel's take on the issue…
Check out what place served as
a sanctuary during the 2005 riots and still represents "
an area of conviviality" between
les jeunes and police officers…
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