Friday, June 26, 2009

French Shrinks Suggest That Murder of Newborns Is OK If the Child Was Never Recognized As Such

After Véronique Courjault's "escape" with eight years behind bars for killing three newborns (her own) over a period of four years — which amounts to less than three years per murder — Pascal-Henri Keller mentions an (ahem) interesting theory in Le Monde that psychiatrists have developed.

For a woman to become a mother, says the Poitiers teacher in psychopathology, she must talk about motherhood; unless the content of a pregnant woman's belly has been named by her as a child, it can remain, in her mind, no more than a simple body growth. (The subtitle of the article in the dead tree version is Un enfant n'existe que s'il est nommé — A child exists only if he as been identified.) A human being alone has the responsibility of naming her descendant so that he may live. Without a word accompanying the pregnancy, the child may die, simply because, psychically, he never existed for anybody.
…pour qu'une femme devienne mère, il lui faut en parler. L'unanimité de ces experts a quelque chose de solennel : ils affirment que, à défaut d'être nommé, le contenu d'un ventre de femme enceinte peut demeurer, pour elle, une simple excroissance corporelle. Pas un enfant à naître. S'il en était besoin, cette découverte pourrait, à elle seule, répondre à la question posée par le titre du livre récent d'Yves Christen L'animal est-il une personne ? (Flammarion, 538 p., 24 euros). La réponse est non. Seul, l'être humain détient cette responsabilité effarante : nommer sa descendance pour qu'elle vive. Sans parole accompagnant sa gestation, le petit d'homme peut mourir, simplement de n'avoir jamais existé psychiquement pour personne.