Wednesday, May 23, 2012

Obama Delighted to Meet France's Socialist Leader, Who Vows to Support BHO "For as Long as Possible"

According to Le Monde's Corine Lesnes and Thomas Wieder, Barack Obama is delighted to find in François Hollande a man of similar outlooks, with Hillary Clinton explaining the two leftist presidents were spending "a marvelous moment together during a marvelous day" (translated back from the French).

France's socialist president "is even bringing hardly-disguised support to Barack Obama" for the November elections — not to Mitt Romney nor to the United States proper — as he expresses his hope that their partnership "will last long" and that his meetings with the One will continue "to last the longest time possible".

As for Iran, "Barack Obama has reason to be satisifed" as Hollande's foreign policy is closer to Obama's weak soft approach than to Nicolas Sarkozy's "backbone of steel."

That is all regarding the 2012 election, however. Notwithstanding the fact that Obama seems to be interested in little else but his campaign for reelection, some things that other people would find more important, such as Afghanistan, are a different matter, as Dave Boyer points out (merci à Duncan):
…the path ahead [regarding Afghanistan] is far from certain. As if to underscore the problems remaining, new French President Francois Hollande skipped Mr. Obama’s remarks at Monday’s session, arriving to take his seat only after Mr. Obama had finished speaking. Mr. Hollande campaigned on a pledge to remove France’s 3,400 troops from Afghanistan by the end of this year, and he has publicly resisted efforts by Mr. Obama to reconsider his vow.
But of course, such things hardly matter when the really important issues in this day and age — for the White House, for the nation, for the entire planet — concern… getting Barack Obama reelected to a second term.


Back to Le Monde:
… tout était fait pour que les quelques journalistes qui avaient eu le privilège d'approcher la petite troupe croient Mme Clinton sur parole quand elle leur expliqua qu'ils passaient ensemble un "moment merveilleux dans une journée merveilleuse".

En assistant à ce spectacle, et en apprenant que François Hollande s'était vu proposer de dormir à Blair House dès le jeudi soir (mais il avait préféré arriver aux Etats-Unis le vendredi matin), on se posait une question : Barack Obama ne cherche-t-il pas à se rattraper après avoir affiché son soutien à Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle ? "La Maison Blanche reconnaît l'importance du président de la France et des problèmes mondiaux qui sont devant nous", rectifie un officiel américain. De son côté, François Hollande a indiqué qu'il comprenait que les chefs d'Etat parlent plutôt aux chefs d'Etat qu'aux candidats.

… le président français a même apporté un soutien à peine déguisé à Barack Obama, qui a pour horizon la présidentielle de novembre. Dans le bureau Ovale, quand il a souhaité que leurs rencontres se poursuivent "le plus longtemps possible". Et devant les Français, quand il a dit : "Nous avons engagé un partenariat avec le président Obama qui, je l'espère pour lui, et pour nous, durera longtemps."

Sur le fond, l'heure était à l'affichage des points d'accord. En matière économique, d'abord. Concernant la situation de la zone euro, le président français a ainsi souligné qu'ils ont "la même conviction que la Grèce doit rester dans la zone euro". Plus largement, "la croissance doit être une priorité, en même temps que nous mettons en ordre nos comptes publics à travers des pactes budgétaires", a déclaré François Hollande, en se félicitant que, "sur cette dimension de croissance, le président Obama a pu marquer une convergence".

Même si les propos sont restés assez généraux, il était important, pour M. Hollande, qu'ils fussent prononcés : le chef de l'Etat peut se prévaloir d'avoir un allié de poids dans sa condamnation des politiques d'austérité, ce qui lui donne un atout à la veille du marathon diplomatique qui doit l'amener à proposer à ses partenaires européens la "renégociation" du traité de discipline budgétaire.

Dans le domaine stratégique, les deux hommes ont également pris acte d'un point d'accord important. Il concerne l'Iran. François Hollande a donné sa position : "Que la négociation puisse s'engager mais avec la fermeté indispensable pour qu'il n'y ait à aucun moment l'accès de l'Iran à la technologie nucléaire à des fins militaires." Barack Obama a des raisons d'être satisfait : à l'égard de Téhéran, le nouveau chef de l'Etat français est davantage sur sa ligne que ne l'était Nicolas Sarkozy, qui est pleuré chez les conservateurs, désolés d'avoir perdu "la colonne vertébrale en acier" des grandes puissances qui négocient avec l'Iran.