Friday, January 13, 2012

Rwanda: An Inconvenient Truth for France


A truth that is inconvenient for France, titles a Le Monde editorial as Christophe Châtelot returns to the Rwanda for new revelations on the genocide of the Tutsis, asking why it took 18 years to investigate the missile that brought down Juvénal Habyarimana's plane and determine that it was fired not from a Tutsi camp, as previously believed, but from a Hutu one (harboring the president's own troops, including extremists who used the occasion to go on a genocidal rampage against the Tutsi "culprits").

These revelations did not come out until France's head of state was Nicolas Sarkozy, whose government has little to fear from revelations that discredit François Mitterrand and Édouard Balladur, who supported both the Habyarimana régime and the Rwandan army…

L'enquête établit donc que ce sont les extrémistes hutu qui ont assassiné le président Habyarimana parce qu'il venait d'accepter un partage du pouvoir avec les Tutsi. Et non par des combattants tutsi proches de l'actuel président Paul Kagamé, en guerre contre le régime Habyarimana, comme le juge Jean-Louis Bruguière, prédécesseur de M. Trévidic, l'avait affirmé en 2006 sans jamais avoir enquêté sur le terrain. A l'époque, ses conclusions avaient conduit le Rwanda à rompre ses relations diplomatiques avec la France.
… Parce qu'elle dérange beaucoup de monde, cette vérité a mis longtemps à être établie. Elle ne gêne pas tellement la France de Nicolas Sarkozy, qui a renoué avec le régime de Paul Kagamé et qui, à Kigali, a reconnu les "graves erreurs d'appréciation" de Paris. Mais plutôt la France de la cohabitation Mitterrand-Balladur, qui a soutenu jusqu'au bout le régime Habyarimana, et celle d'une armée tricolore qui, longtemps, a approvisionné et entraîné les militaires rwandais, dont certains allaient participer au génocide.