Saturday, September 10, 2011

Irony Ignored by Noble Minds

A vessel looking for proof that your use of a lawnmower causes baaaad juju and other manmade disasters such as global warning gets stuck in the ice.

Elsewhere: lots of global warming due this winter in the land of the superior, enlightened, know-it-all types. Remember climate isn't weather and vice versa.

Castigating Bush and the Neo-Cons, Former French Foreign Minister Says that the War on Terror Should Have Been Carried Out "With Discretion"

Gaïdz Minassian and Nicolas Weill have an interview in Le Monde of Hubert Védrine, the French foreign minister in 2001 who, needless to say, enjoys the benefit of hindsight.

In the interview, Védrine says that the fight against the terrorists should have been carried out "with discretion"; he castigates the neocons' takeover (from realists like Colin Powell) of George W Bush' foreign policy; he refers to "Bush's Manichean policy" as America's worst foreign policy since the foundation of the republic; he brings us a caricature of the hawks during the Cold War who allegedly wanted nothing but (a real) war with the Soviet Union; he supports a second Obama term ("l'intelligence de Barack Obama est éclatante"), "expecially if he is opposed by a Republican extremist"; and he pays honor to the… honor of France for opposing the Iraq conflict.
Prétendre créer, de l'extérieur, un Afghanistan moderne était illusoire. Et surtout, c'était une erreur tragique de proclamer, comme l'a fait George W. Bush, la "guerre contre le terrorisme" (formule bizarre, le terrorisme n'étant pas une entité, mais une technique) comme le problème numéro un du monde, et de tout articuler de façon binaire autour de cette seule question.

Quel cadeau inespéré aux terroristes, qu'ils aient été capables d'atteindre ce niveau de nuisance et que cela soit reconnu par la première puissance mondiale ! Et quel simplisme ! Il fallait être implacable, et il faut continuer aussi longtemps que nécessaire, mais le faire discrètement.

Est-ce que, dès 2001, vous pressentiez une volonté américaine d'en "découdre" avec l'Irak et se profiler les futures tensions entre Paris et Washington (guerre de 2003) ?

Oui, c'était perceptible, avant même le 11-Septembre. Déjà au printemps 2001, lors d'un voyage à Washington pour rencontrer la nouvelle administration, j'étais revenu convaincu de la volonté de cette équipe — le vice-président Dick Cheney en tête — de s'en prendre à l'Irak dès qu'une opportunité et un prétexte se présenteraient. Et c'était évident à l'avance que la France ne pourrait y souscrire, sauf suivisme aveugle.

On le sait maintenant : dès le lendemain du 11-Septembre, Dick Cheney a convaincu George W. Bush, hésitant, d'attaquer l'Irak. Pays sans aucune responsabilité dans le 11-Septembre, mais cible idéale : régime détestable, indéfendable, accusable sans preuve des pires choses, assez fort apparemment pour que sa défaite lève l'humiliation américaine, pas assez pour ne pas pouvoir être facilement écrasé.

On a le sentiment que, avec ces attentats, la politique étrangère américaine est passée des mains des "réalistes" (Colin Powell, etc.) aux "néocons" (Paul Wolfowitz, Richard Perle, etc.). Quel jugement portez-vous sur cette prise en main ?

Il y avait eu au début de la présidence de George W. Bush des réalistes pondérés (Colin Powell), mais aussi des nationalistes durs voulant "finir le job", interrompu selon eux après la libération du Koweït (Donald Rumsfeld, Dick Cheney), des néocons "occidentalistes", et un président incertain sur son rôle et sa mission.

Après le 11-Septembre, il y a eu clairement une OPA complète des néoconservateurs sur la politique étrangère de George W. Bush, et même, Richard Perle — président du comité des conseillers du Pentagone — s'en vantait publiquement, un alignement sur la politique de la droite israélienne, le Likoud. Mais cela dit, la conseillère à la sécurité nationale, Condoleezza Rice, était déjà sur cette ligne au printemps 2001 à propos du Moyen-Orient.

A mes yeux, il en est résulté la plus mauvaise politique étrangère américaine depuis la fondation des Etats-Unis, la plus intelligente ayant été celle d'Harry Truman, de Marshall, de Dean Acheson après la guerre pour concevoir une stratégie de longue durée envers l'URSS : dissuasion, fermeté, ténacité et patience face à la menace soviétique, sans reconquête ni aventurisme. Cette politique tenace fut poursuivie jusqu'à la fin de la guerre froide avec succès, à la grande fureur des "faucons", ancêtres des néoconservateurs, qui voulaient en découdre sans attendre la chute de l'URSS.

See also:
Le Monde's 911 Commemorations

• Looking Over TV Shows Inspired by 9-11, Le Monde Discovers (Surprise!) "a Culture of Fear"

The America-Bashers' Use of Symbolism on September 11

• André Glucksmann: Bin Laden Is Gone, Not The Strategy of Radical Hatred Without Quarter

The French Will Never Forget

911 Commemorated in Paris's Luxembourg Garden

The Legend of the Squandered Sympathy

Le Monde's 911 Commemorations










Needless to say, Le Monde joins in the 911 commemorations, which include the obligatory reference to the decline of the American empire since the attacks of September 11, 2001.

Cartoonwise, we have the publication of a graphic novel with various artists, French and American, in addition to Plantu's take in the form of an artistic "dialog" with Daryl Cagle.

See also:
• Looking Over TV Shows Inspired by 9-11, Le Monde Discovers (Surprise!) "a Culture of Fear"

• Hubert Védrine: Castigating Bush and the Neo-Cons, Former French Foreign Minister Says that the War on Terror Should Have Been Carried Out "With Discretion"

• André Glucksmann: Bin Laden Is Gone, Not The Strategy of Radical Hatred Without Quarter

The French Will Never Forget

The Legend of the Squandered Sympathy

Friday, September 09, 2011

The French Will Never Forget

On the tenth anniversary of the September 11 attacks, a Paris organization, The French Will Never Forget 911, will be holding an official commemoration on the Place du Trocadéro, with a concert following in the evening…
"On behalf of my fellow citizens, I wish to thank the association « The French Will Never Forget» for organizing this event which bears witness to Franco-American friendship. This friendship began with the birth of the USA, and will continue as our two nations continue to share certain essential values, such as freedom, tolerance and solidarity among nations."
His Excellency Charles H. Rivkin, United States Ambassador to France

"I would very much like to congratulate the association “The French Will Never Forget” on this key event which is remarkable in terms of both its scale and its symbolic value. Ten years after the tragedy of September 11, the entire French nation will express to America its friendship, compassion and support. And on that day, in the presence of the names of the victims whom we will never forget, we will all once again be Americans"
His Excellency François Delattre, French Ambassador to the United States

Dogooderism reaches its' Logical Conclusion

So what if they meant well. They're morons.

The guns being bought back from the streets weren't 9 mm handguns or Glocks. Instead, they were Nerf guns or toy pistols.
More importantly, victory was declared. And all without a single shot fired.
Lane said the five-hour gun buyback was expected to take about 100 toy guns from young people.
"We've got to be willing to exchange everything and anything to get guns off the street," he added.

Thursday, September 08, 2011

Bin Laden Is Gone, Not The Strategy of Radical Hatred Without Quarter

Le 11-Septembre fut d'emblée vécu comme impossible
writes André Glucksmann as Le Monde readers accuse him of being (horrors) pro-American and pro-Israeli while ignoring Arabs' aspirations and their (well-founded) hatred.
Les témoins n'en croient pas leurs yeux, les responsables désemparés s'estiment en pleine science-fiction, les prudents qui veulent raison garder la perdent en fabulant de délirantes conspirations (la CIA, les juifs, de mystérieux spéculateurs immobiliers). Reste que l'impossible a eu lieu et que ce lieu a été nommé sans hasard "Ground Zero", soit l'espace dévasté des premières expériences atomiques.

… Si fulgurant qu'il paraisse, un événement n'est jamais un commencement absolu. Une fois l'effarement général dissipé, force est de constater que l'attaque de New York n'est inouïe ni dans son inspiration, ni par ses acteurs, ni même dans son mode opérationnel. La stratégie de la panique par l'incendie des villes et l'affolement délibéré de la population fut théorisée il y a un siècle et demi par le nihilisme russe, Bakounine, Netchaïev – voyez Les Possédés, de Dostoïevski.

Viser sans discrimination des civils, le projet ne date pas davantage de septembre 2001 : depuis Guernica, les fanatismes profanes ou célestes ont dépeuplé sans remords le XXe siècle. Le mode opérationnel lui-même n'est pas privé d'antécédents : la cible fut attaquée en 1993 (en sous-sol, une voiture bourrée d'explosifs) ; le moyen, un avion détourné, fut essayé à Noël 1994 (l'Airbus d'Alger devait s'écraser sur Paris). Quant au côté suicidaire des tueurs s'érigeant en missiles humains, il n'apparaît invraisemblable qu'aux ingénus : bolcheviques, nazis, intégristes de tout poil abondent de sacrificateurs professionnels résolus à faire don de leur vie pour le "bien de la cause". Les pièces du puzzle s'étalaient ainsi dans le désordre, il manquait le concept qui permet d'imaginer l'inimaginable.

… Le 11-Septembre n'était pas fatal, à condition d'en prévoir la possibilité. On explique l'aveuglement général par la paralysie bureaucratique (CIA contre FBI) et les rivalités au sommet. Explications trop courtes: une vue acérée et consensuelle des risques courus en commun aurait balayé ces conflits rituels et lassants. Tout au contraire, le préjugé de vivre "la fin de l'histoire" enivrait nos bons apôtres: la guerre froide est terminée, les menaces majeures sont abolies ! L'optimisme stratégique célébrait la disparition du grand ennemi unique : plus d'adversaire omniprésent, donc plus d'adversité. Ce raisonnement fallacieux valait passeport pour le meilleur des mondes; les budgets militaires fondaient, la paix universelle était à portée de main, seuls subsistaient des "conflits de faible intensité" qui dévastaient les banlieues du monde sans inquiéter les métropoles vautrées dans leur sécurité.

… Dix ans plus tard, avons-nous franchi le cercle enchanté de nos sommeils euphoriques si cher payés ? Oui et non.

Oui : l'Amérique réévalua ses alliances inconditionnelles. L'Arabie saoudite n'avait-elle pas fourni à Al-Qaida son idéologie (le salafisme), son financement et une base de recrutement (quatorze sur dix-neuf des pirates sont enfants de la bonne société saoudienne) ? Conséquence théorique : "Le fait que, soixanteans durant, les nations occidentales ont excusé et se sont accommodées du manque de liberté au Moyen-Orient n'aida en rien à notre sécurité parce qu'à long terme la stabilité ne peut être achetée au prix de la liberté." (Déclaration de G. W. Bush, le 7 novembre 2003.)

Conséquence pratique : Saddam Hussein, épargné en 1991 sous pression saoudienne au prix du double massacre des Kurdes et des chiites, est pendu. Depuis, les despotes en proie aux soulèvements populaires sont "lâchés" (Tunisie, Egypte, Libye). Méditerranée, Proche et Moyen-Orient s'extirpent d'une histoire froide et de sociétés gelées. La chape de plomb saute pour le meilleur puisque partout les revendications démocratiques étoffent des rêves de liberté.

… Le Vieux Continent navigue à l'aveuglette. Ses complaisances à l'égard de la Russie poutinienne, corrompue jusqu'à l'os, violente et nihiliste, protectrice des Assad, prouvent combien la leçon dissuasive du 11-Septembre s'oublie.

"Une fois renversées les bornes du possible, il est difficile de les relever", stipula Clausewitz, annonçant que l'ère des batailles méga-massacreuses ne finit pas avec Napoléon. La Belle Epoque se gaussa, mais le siècle suivant confirma. Ben Laden a disparu, pas la stratégie des haines radicales et sans merci.

The story of how Coco Chanel metamorphosed from a mere “horizontal collaborator” into an actual German secret agent

Gabrielle Chanel — better known as Coco — was a wretched human being
writes Judith Warner in her book review of Hal Vaughan's Sleeping With the Enemy (Coco Chanel's Secret War) — something that brings to mind other female celebrities who were far from reluctant to take Nazis as lovers in occupied France during World War II.
Anti-Semitic, homophobic, social climbing, opportunistic, ridiculously snobbish and given to sins of phrase-making like “If blonde, use blue perfume,” she was addicted to morphine and actively collaborated with the Germans during the Nazi occupation of Paris. And yet, her clean, modern, kinetic designs, which brought a high-society look to low-regarded fabrics, revolutionized women’s fashion, and to this day have kept her name synonymous with the most glorious notions of French taste and élan.

…Chanel’s … anti-­Semitism was vociferous and well documented …

It wasn’t much of a stretch, then, for Chanel, during wartime, to find herself the mistress of the German intelligence officer Baron Hans Günther von Dincklage, a charming character who had spied on the French fleet in the late 1920s, and who found himself pleasingly single in occupied Paris, having presciently divorced his half-Jewish German wife just before the passage of the Nuremberg Laws. It wasn’t any particular betrayal of her values, or morals or ideals either, for Chanel to find herself traveling to Madrid and Berlin to engage in cloak-and-dagger machinations with her country’s occupier.

The story of how Coco became Chanel has been told many times before over the past half-century, most recently (and, sad to say, much more engagingly) in last year’s “Coco Chanel: The Legend and the Life,” by the British fashion columnist Justine Picardie. The story of how Chanel metamorphosed from a mere “horizontal collaborator” — the mistress of a Nazi — into an actual German secret agent has been less well known, though earlier writers have reported that she had worked for the Germans. It’s here that Vaughan makes his freshest contribution, using a wealth of materials gleaned from wartime police files and intelligence archives, some of which were only recently declassified by French and German authorities, to flesh out precisely how and why she became an agent, and how she sought to profit from her German connections during the war.
Despite her indisputable collaborationist activities, and after a brief period of uncertainty during which she was questioned by a French judge, Chanel eventually got off pretty much scot-free after the war, once again using her wiles to protect herself most expertly. She tipped off the poet and anti-Nazi partisan Pierre Reverdy, a longtime occasional lover, so that he could arrange the arrest of her wartime partner in collaboration, Baron Louis de Vaufreland Piscatory; she paid off the family of the former Nazi chief of SS intelligence Gen. Walter Schellenberg when she heard that he was preparing to publish his memoirs. (It was Schellenberg who had given her the “model hat” assignment.) Vaughan could have done better in providing the context to the seemingly incomprehensible ease of Chanel’s reintegration into French fashion and society, telling more, for example, of the widespread desire for forgetting and moving forward that held sway in Charles de Gaulle's postwar France.

Wednesday, September 07, 2011

Some Facts About Hiroshima and World War II That You Hear Neither From America's MSM, University Élites, and History Books, Nor From Japan's

…most Japanese are shocked to hear that their nation also tried to build an atomic bomb. “I have no doubt Japan would have used it if it succeeded,” [former schoolteacher Kiwamu Ariga, 81, said].
Independantly from Martin Fackler's New York Times article, it's good to again listen to Bill Whittle take on the liberals' Hiroshima myth (aligato to Instapundit).
Jon Stewart gets his facts wrong about America's use of the Atomic bomb in World War 2. Should Harry Truman have been prosecuted as a war criminal? Whittle takes you back to those fateful days and tells you the facts about the history altering decisions to drop two Atomic bombs on Japanese cities.
As it turns out,
for decades Ishikawa’s role [regarding Japan’s secrecy-wrapped efforts to build an atomic bomb during World War II] went largely unnoticed, as an economically resurgent Japan tried its best to put its wartime past behind it. Since the 1990s, major media have become less inhibited about discussing the war, including Japan’s atomic bomb programs. However, the programs still seem to be easily forgotten in a nation that is more accustomed to thinking of itself as the victim of the deadly American atomic attacks on Hiroshima and Nagasaki.
… “We were brainwashed during the war, and we were brainwashed again after the war,” Mr. Ariga said. “Maybe we will get wise the third time.”

Tuesday, September 06, 2011

Marhaba, Michael Savage fans!


Thanks also to Michael Savage for da linky love to ¡No Pasarán!.

You’re an evil genius, and Britons don’t deserve you, your observations and commentary, NOR your mushroom sauce recipe... Britannia rules the knaves, anyway.

It’s as Entertaining as Watching a Bear Peddling a Unicycle

When the lights went out across Europe:

As of 1 September, conventional light bulbs of more than 40 watts will be taken off the market. In the countries of the Arctic Circle, it’s a step into the dark that’s being badly received.
Actually it’s more like watching a bear peddling a unicycle without any background music in a basement full of silent, ruminating Iggy Pop wannabees.
Next will be vacuum cleaners, fans, coffee makers, hair dryers.
Every time you use a coffee maker, Gaia strangles a puppy.

2 Leaders Try Not to Join the Jobless

Nicolas Sarkozy, Barack Obama: two presidents now on parallel paths of bad unemployment numbers, lousy poll scores, and prospects for re-election next year that run from diminished to dubious.
Thus starts John Vinocur's article in the International Herald Tribune.
Not to mention weakening economies, a couple of shooting wars in Libya and Afghanistan, and countrymen who view their nations’ roles in the world as exceptional and universal — although the Americans more in terms of a burden of responsibility and the French as a pick-and-choose entitlement.

… Coming back to France after close to four weeks of unscientific watching and listening on the other side of the Atlantic provides an interesting contrast.

In the United States, the impact of markedly bad unemployment figures of 9.1 percent — the net job change of zero in August was the first of its kind since 1945 — has immense shock value in a country used to jobless rates regularly half those of Western Europe. People are truly taken aback.

Reporting on Mr. Obama’s August vacation island of Martha’s Vineyard, Massachusetts, a center of left-wing chic, The Boston Globe said “Obama fever” on the island had become a memory, replaced by disaffection over partisan deadlock and the stalled economy.

But that was mild stuff compared with criticism coming from core constituencies — environmentalists who describe as a brazen sellout the president’s abandoning a major anti-pollution effort, or blacks complaining that he was avoiding focusing on dramatic employment rates in black communities.

America’s ambient noise has clearly changed. Strikingly, words like weak, ineffectual and mediocre to describe Mr. Obama have migrated and been transmogrified from talk-radio screech into reasonable on-air discussion.

… Mitt Romney, a possible mainstream Republican candidate asked, “Have we ever had a president before who was eager to address the world with an apology on his lips and doubt in his heart?”

… So a little more than three months before an election year, who’s better off? Mr. Sarkozy, who has limited popularity but a certain credibility in crises, or Mr. Obama, whose lifestyle and mannerisms don’t find contempt, but whose competence managing the American economy (and foreign policy) is increasingly in doubt?

… For both French exceptionalists and the general French public, victories are a relative notion — being in the game, being respected, and, when possible, doing things differently, à la française.

That’s a million miles from predicting a Sarkozy victory or an Obama loss, or vice versa. But while the two confront similar issues, an American president has unquestionably higher hurdles to clear in a nation where winning — and not oozing around the edges of loss or decline — is still an instinctive, national expectation.

Monday, September 05, 2011

Our Chinese Future

Xie's family asked why Xie would choose to severely mutilate so much of his body in a suicide attempt.
Voila les Chinoiseries:
Anti-corruption official found dead with 11 knife wounds, police declare it a suicide
Enjoy your “post-American-century, folks!
It was suggested that Xie's suicide was possibly related to work issues, stemming from his failure to be promoted to the standing committee at his office.
And remember: Daddy drinks because you cry!

Looking Over TV Shows Inspired by 9-11, Le Monde Discovers (Surprise!) "a Culture of Fear"

…jamais un événement historique n'aura été si vite, si abondamment représenté et commenté de manière fictionnelle.
Le Monde has a dossier by Macha Séry on TV films and TV series [but not movies] inspired by the 9-11 attacks (The Event, Rubicon, and The Killing, along with even Mad Men and episodes of West Wing), which of course includes the subhead "a culture of fear"; which misspells the name of Georges Bush, while castigating Fox News' alleged "propaganda" in Dubya's favor; and which includes Martine Delahaye's fillers on shows such as Fringe (Fringe), FlashForward (FlashForward), Rescue Me, les Héros du 11-Septembre (Rescue Me), and of course 24 Heures Chrono (24) as well as the documentary Les Routes de la terreur.
Après le 11-Septembre et la guerre en Afghanistan, deux perspectives se sont ouvertes aux scénaristes : dépeindre une Amérique qui doute, traversée par une perte de confiance (séries conspiration-nistes, type « Alias ») ou renforcer le patriotisme en suggérant la victoire morale des Américains.
Dans "Science-fiction et paranoïa", un documentaire américain de 2011, Steven Spielberg avoue qu'il n'aurait jamais fait Rencontre du troisième type et E.T. : « Je pense qu'après le 11-Septembre, j'ai perdu un peu de mon innocence. L'inconnu n'est peut-être pas aussi bienveillant que ça. » Aux espions de l'Est, aux communistes armés de la bombe nucléaire, au fantasme de cinquième colonne, a succédé à l'écran, jusqu'à y proliférer, la figure du terroriste, de l'ennemi invisible, des cellules dormantes.
« A partir de 2002, nota l'historienne Olivia Brender dans une étude publiée en 2007 par l'institut Pierre Renouvin, les personnages d'«Arabes» se multiplièrent dans les séries télévisées. Si, par le nombre d'intrigues où des Arabes furent suspectés à tort d'être des terroristes, la fiction télévisée hollywoodienne sembla assumer un rôle pédagogique en combattant les clichés qu'avaient pu faire naître les attentats du 11-Septembre, force est de constater qu'elle participa insidieusement à alimenter la peur à l'égard des Arabes vivant sur le sol américain. (...) Par sa seule présence physique, le personnage «arabe» crée un danger potentiel. »

As for Radio France, writes Alain Constant, it has prepared a theme for every day:
• terrorisme, état de la menace (jeudi 1er septembre),
• génération 11-Septembre (vendredi 2),
• le 11-Septembre inspire la culture (samedi 3),
• ma vie a changé (dimanche 4),
• la guerre de dix ans (lundi 5),
• l'économie mondiale (mardi 6),
• les religions (mercredi 7),
• les transports (jeudi 8),
• les dix ans des Etats-Unis (vendredi 9).
• Des reportages en direct de New York et du Pakistan seront diffusés
samedi 10, et dimanche 11 pour les cérémonies de commémoration.
France Bleu programme mardi 6 septembre sur ses 43 antennes une journée spéciale, en partenariat avec le Mémorial de Caen. Le lendemain, c'est France Culture qui propose une journée intitulée " New York/Le Caire : le choc des civilisations est-il derrière nous ? ", avec des rendez-vous en direct du Caire, de New York et de Kaboul. Vendredi 9, de 6 heures à minuit, France Inter propose, en direct de New York, des rendez-vous avec de multiples invités, dont Jay McInerney et Patti Smith. Toujours vendredi 9, Le Mouv' diffuse les reportages d'Antoine Giniaux en direct du French Institute.

Sunday, September 04, 2011

French Puss in the Big Apple

After his French owners emigrated to New York, Texas (that's the cat's name) opened his own blog.
Welcome to my weblog!

I finally got my human to finished my weblog so we can have more serious conversations about serious issues: cat food, catnip, napping, playing with your human, domesticating your human…
(Dogs welcome too if they can behave)

Libyan Rebel Leader Admits to Al Qaeda Ties


In a Le Monde interview with Christophe Ayad that is highlighted on the front page of the French daily, the National Transition Council's newly-nominated head of Tripoli's security admits to having had ties with Al Qaeda. Needless to say, Abdelhakim Belhaj adds in a reassuring voice that the faction that he was part of (the Islamic Combat Group) was never subservient to Osama Bin Laden's organization.

Not to worry, therefore: Abdelhakim Belhaj — who claims to having been arrested in Malaysia in 2004, tortured by the CIA in Bangkok, and put on a plane for Libya to be handed over to Kaddhafi's henchmen (he was not released until March 2010) — claims further that his ideals are "a civilian state with real liberties, and respect for law and justice. We wanted change, we wanted reforms. We never fought just for the sake of fighting."

All good, if true. Problem is, we might be getting exactly the same speeches, the same explanations, and the same excuses as from Egypt's Muslim Brotherhood. (Marhaba, Michael Savage fans)

Appartenez-vous à Al-Qaida ?

Beaucoup d'informations erronées circulent à ce sujet. Oui, j'ai bien été membre du Groupe islamique combattant, dont le domaine d'action a toujours été exclusivement et uniquement la Libye.

Le but de cette organisation était de délivrer le peuple libyen de la dictature de Mouammar Kadhafi, nous n'avons jamais eu aucun intérêt hors de notre pays. Le Groupe islamique de combat n'a jamais fait partie d'Al-Qaida, ni d'un point de vue idéologique, ni sur un plan opérationnel, ni au niveau de ses objectifs. Il est arrivé que nous nous trouvions au même endroit et au même moment qu'Al-Qaida : c'était en Afghanistan, où nous avons parfois combattu à ses côtés, quand il s'agissait de libérer le pays, mais nous ne lui avons jamais été inféodés.

…Je n'ai pas pour autant renoncé à mes idéaux : un Etat civil avec des libertés réelles, respectant la loi et la justice. Nous voulions un changement, des réformes. Nous n'avons jamais combattu pour combattre. …

Etes-vous pour l'installation d'un Etat islamique en Libye, ou de la charia ?

Nous appartenons à la société libyenne et nous sommes de simples musulmans. Nous ne nous distinguons pas sur l'application de la justice. Tout ce que nous désirons, c'est la protection, la sécurité et la confiance pour notre pays, nos voisins et tous les pays avec lesquels nous sommes en relation.

En Libye, nous avons vécu quarante-deux ans sans Constitution, ni loi, ni justice. C'est ce qui a conduit à la chute de ce régime dictatorial. Nous voulons un Etat civil, qui respecte la loi et le droit, un Etat qui applique la justice. Quant à la forme du régime et du gouvernement, ce choix relèvera du peuple libyen. Nous rendrons nos armes, nous ne sommes pas là pour installer un régime taliban par coup d'Etat.