Wednesday, June 27, 2007

Une "catastrophe sanitaire" et une "Omerta" : "L'hôpital a eu du mal à avouer ses bêtises"

"L'erreur, on peut la comprendre, même la pardonner, mais ce qui est inadmissible, c'est que rien n'a été fait pour soigner mon père. L'hôpital savait mais ne lui a donné aucune chance pour s'en sortir"
"On m'a menti" : Sandrine Blanchard has an article about the type of ultra-successful health care program that French government authorities didn't brag to Michael Moore about and that "Sicko" didn't tell the members of Michael Moore's fan club about. "Vous comprenez, dit [Jean-Luc Genay], l'hôpital Jean-Monnet a caché trop de choses, ils ont menti, alors on ne fait plus confiance."
Une "catastrophe sanitaire", a reconnu, le 8 juin, Roselyne Bachelot, la nouvelle ministre de la santé, dans un entretien accordé au Parisien. Un radiophysicien qui modifie le protocole de radiothérapie et se trompe dans le paramétrage, des médecins radiothérapeutes qui minimisent les plaintes des malades en les attribuant à des "complications classiques", des autorités locales qui ne mesurent pas l'ampleur de la crise... cette affaire comporte une chaîne incroyable d'erreurs et de défaillances.

"Tout ça, c'est à cause d'un manque de personnel pour faire fonctionner ce genre d'appareil, pense-t-il. Les machines, elles sont de plus en plus sophistiquées mais il faut des hommes pour les utiliser."

"C'est un péché d'orgueil de la part des médecins", considère M. Colombel. Mal suivis, peu écoutés, les malades "sont restés livrés à eux-mêmes", souligne l'IGAS. Solange Didierlaurent le confirme avec rage : "On a été abandonnés." Son père, âgé de 84 ans, est mort il y a quelques semaines.

…cette affaire dramatique est "révélatrice d'un dysfonctionnement dans la prise en charge de la souffrance des patients et d'un manque de démarche qualité". De son côté, Me Welzer parle d'un "dossier emblématique" qui illustre "la chape de plomb qui prévaut sur les erreurs médicales".