Thursday, June 17, 2004




Big City Nights C'est beau une ville la nuit
Pont de Tolbiac, Grands Moulins de Paris on one side, the Seine on the other, everything blurred by the speed, the smoke, and the booze, go for it, fuck, make a B-line to the ringroad, burning the red lights as they passed underneath, here it is, the border, the Rio Grande in slumbering concrete, the suburbs on the other side, the barrio, home, covered in darkness. Quai d'Ivry, through to the Place Gambetta, go man, step on it, Marco the turbo R 5 or the Golf GTI lifted earlier just outside a movie theatre on the Boulevard Saint Michel with all its cylinders screaming, Ah! fuck yeah, and on those lucky nights, two died blonde bitches in the back seat, some trainee hairdressers from the Belle-Epine shopping center, or some screwed up chicks from a different suburb, Montfermeil, Bobigny, Créteil or someplace else, half drunk, picked up in some joint at Pigalle, or in a nightclub on the huge avenues of Paris, and who would be gangbanged in a basement back at the projects.
Excerpt from the short story: 'When electric death blinks', Maurice G. Dantec, 1996
Pont de Tolbiac, Grands Moulins de Paris d'un côté, la Seine de l'autre, le tout brouillé par la vitesse, la beu et l'alcool, allez, putain, d'une traite jusqu'au périf, sous lequel ils passaient en grillant tous les feux, ça y est, la frontière, le Rio Grande de béton endormi, de l'autre côté la banlieue, le territoire, chez eux, plongé dans le noir. Quai d'Ivry, jusqu'à la place Gambetta, vas-y, mets le boulet, Marco la R 5 turbo ou la Golf GTI chouravée un peu plus tôt près d'un cinoche du Boul'Mich hurlant de toutes ses soupapes, ah! ouais putain, et les soirs de chance, avec deux pétasses fausses blondes décolorées à l'arrière, des stagiaires coiffeuses de Belle-Epine, ou alors des gamines paumées d'une autre lieuban, Montfermeil, Bobigny, Créteil ou ailleurs, à moitié bourrées, levées dans un rade de Pigalle, ou une teboi des Grands Boulevards, et qu'on allait pouvoir se tirer à; plusieurs dans les caves de la cité.
Extrait de la nouvelle: 'Quand clignote la mort électrique', Maurice G. Dantec, 1996